Nettoyage des parties communes : qui fait quoi, et à quelle fréquence

Passages par semaine, cahier des charges, tâches hebdomadaires ou annuelles : ce que recouvre l'entretien d'un immeuble, et comment comparer deux devis.

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Escalier en colimaçon d'immeuble vu d'en haut

« Un passage par semaine » : c'est souvent tout ce qu'on retient d'un contrat de nettoyage. Mais un passage pour faire quoi ? Les escaliers sont-ils lavés à chaque fois ? Les plinthes, une fois par mois ou jamais ?

Qui fait quoi, et qui paie

  • Le syndic est chargé par la loi de l'entretien de l'immeuble (article 18 de la loi du 10 juillet 1965). Il signe le contrat de nettoyage et commande les interventions ponctuelles.
  • Le conseil syndical a, en droit, un rôle d'assistance et de contrôle du syndic. Il doit être consulté sur les contrats qui dépassent un montant fixé en assemblée générale (article 21). Dans les faits, c'est souvent lui le relais sur le terrain : il contacte les sociétés de nettoyage, organise les visites, reçoit les devis et fait remonter le tout au syndic.
  • La société de nettoyage réalise les tâches prévues au cahier des charges, aux fréquences prévues.
  • Les copropriétaires gardent la charge de ce qui leur appartient : porte palière, paillasson, balcon.

Le nettoyage est payé par les charges de copropriété, réparties selon le règlement de copropriété. Pour un logement loué, ces frais font partie des charges que le propriétaire peut récupérer auprès de son locataire. Nous détaillons par ailleurs qui paie le nettoyage de l'immeuble, et ce que le locataire rembourse.

Combien de passages par semaine

Le rythme dépend de deux choses : ce que la copropriété attend, et l'immeuble lui-même (nombre de logements et d'escaliers, ascenseur, fréquentation, commerces en rez-de-chaussée). Le plus répandu reste un passage par semaine. Certaines copropriétés en demandent deux ou trois ; de petits immeubles calmes se contentent d'un passage tous les quinze jours.

Mais à rythme égal, deux contrats peuvent recouvrir un travail très différent. C'est là qu'intervient le cahier des charges.

Le cahier des charges, ou « fréquencier »

Il liste, zone par zone et tâche par tâche, ce qui doit être fait et à quelle fréquence. Sans lui, un contrat de nettoyage ne dit presque rien.

Il peut venir de deux côtés : la copropriété le rédige et l'envoie aux sociétés consultées, ce qui garantit que tous les devis répondent à la même demande ; ou la société le propose après avoir visité l'immeuble, ce qui est le cas le plus fréquent. Dans les deux cas, il doit être annexé au contrat : c'est sur lui que le conseil syndical s'appuie pour vérifier le travail.

Chaque tâche a sa fréquence

Voici, en extrait, comment se répartissent les tâches dans un immeuble ancien parisien avec un passage par semaine :

FréquenceExemples de tâches
À chaque passageDésinfection des digicodes, poignées et boutons ; traces de doigts sur les vitres des portes ; balayage et lavage du hall, des escaliers et des paliers ; cabine d'ascenseur ; couvercles des bacs et sol du local poubelles
Toutes les quatre semainesNettoyage complet des portes d'entrée ; rebords et plinthes ; points lumineux ; barreaux des rampes ; lavage complet des bacs poubelles
Une fois par trimestreFenêtres des cages d'escalier, face extérieure accessible
Une ou deux fois par anLavage à haute pression de la cour ou du parking souterrain ; shampooing des moquettes

Ce sont des repères, pas une norme : chaque immeuble a son fréquencier. Les tâches annuelles sont, selon les sociétés, incluses dans le contrat ou proposées en option.

Les interventions à la demande

D'autres prestations ne sont commandées qu'au besoin, par le syndic ou le conseil syndical, et facturées à part : l'enlèvement d'encombrants abandonnés, le nettoyage des caves s'il n'est pas prévu au contrat, une remise en état après travaux ou dégât des eaux.

Comparer deux devis : le piège du prix bas

Pour comparer deux devis, il faut une base commune. Si une société est nettement moins chère, posez d'abord une question : fait-elle la même chose ?

Un prix bas cache souvent un fréquencier allégé : escaliers lavés une fois par mois au lieu de chaque semaine, portes et plinthes absentes de la liste. Moins de tâches, c'est moins d'heures sur place. Mettez les fréquenciers côte à côte avant de comparer les prix, et demandez à chaque société combien d'heures elle prévoit sur votre immeuble.

Sur simple demande, nous vous préparons ce comparatif entre votre contrat actuel et notre proposition : le prix, mais aussi les prestations, tâche par tâche.

Questions fréquentes

Combien de fois par semaine faut-il nettoyer les parties communes ?

Le plus souvent une fois par semaine. Le bon rythme dépend des attentes de la copropriété et de l'immeuble : taille, fréquentation, ascenseur, commerces.

Qu'est-ce qu'un fréquencier de nettoyage ?

Le cahier des charges du contrat : la liste des tâches à réaliser dans chaque zone de l'immeuble, avec la fréquence de chacune.

Qui paie le nettoyage des parties communes ?

Les copropriétaires, dans leurs charges, selon la répartition du règlement de copropriété. Un propriétaire bailleur peut en récupérer le coût auprès de son locataire.

Qui a écrit cet article

Martin Rozec

Martin Rozec

Fondateur et gérant de Tournez Ménage

Martin a fondé Tournez Ménage après cinq ans dans le nettoyage et un passage par la gestion de copropriété. Il connaît les deux côtés de la table : celui qui signe le contrat et celui qui le fait tourner.

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